| Saint-Maixent cité militaire |
 |
|
La vocation militaire de Saint-Maixent-l'Ecole est née dans les tourments de l'Histoire et le fracas des batailles.
Déjà, en 1224, apparaît la mention du château royal. Saint-Maixent devient une place forte pour protéger le fief royal du Poitou contre les Anglais.
|
Place forte de Chastillon (XVIIe siècle) |
Gravure à télécharger (jpg - 927 ko) |
Dans la seconde moitié du XVIe siècle, les Guerres de Religion éclatent, le château et son abbaye sont pris tour à tour par catholiques et protestants. N'ayant plus aucune fonction de défense à assurer, le rôle militaire du château se limite au logement des gens de guerre.
En 1878, la ville accueille le 114e Régiment d'Infanterie. Le conseil municipal et le député-maire PROUST, soutenus par le préfet des Deux-Sèvres et Léon GAMBETTA, parviennent à convaincre le ministre de la guerre d'implanter une école militaire dans l'ancien château et ses dépendances.
|
|
 |
|
|
114e
d'Infanterie |
1881-1925 : Ecole Militaire d'Infanterie |

Cours d'artillerie dans le quartier MARCHAND
|
Tel fût le nom du premier centre d’instruction militaire créé à Saint-Maixent, le 22 mai 1880, par décret du président de la République, Jules GREVY.
L'Ecole Militaire d'Infanterie (E.M.I.) s'installe sur l'emplacement de l'ancien château, rasé pour la circonstance en 1881. |
Cette école forme des élèves officiers, admis par concours parmi les sous-officiers comptant au moins deux ans de service. On y apprend la manœuvre d'infanterie et des bouches à feu, le tir, la topographie, l'équitation et la télégraphie. La 10e promotion reçoit le premier drapeau de l'école le 1er février 1890. |
|
Une stèle élevée par la promotion « Alsace-Lorraine » est visible au quartier Marchand. Cette promotion comprenait les 178 survivants des admissibles au concours de 1914. C'est pour honorer la mémoire de ses morts que fut érigé ce monument. Haut de page |
1925-1940 : EMI et des Chars de Combat |

Livre d'Or EMICC (pdf - 19 Mo)
|
Par décret du 23 octobre 1925, l'Ecole Militaire d'Infanterie devient l'Ecole Militaire de l'Infanterie et des Chars de Combat (E.M.I.C.C.) qui, jusqu'en 1940, forme plusieurs milliers d'officiers d'active et de réserve.
En effet, depuis la « Grande Guerre», les chars occupent une place importante dans l'armée de terre. Le destin de l'Ecole se confond avec celui de la cité. |
|
C'est ainsi que Saint-Maixent devient , le 28 juillet 1926, Saint-Maixent-l'Ecole. Entre la cité et son école militaire a déjà pris racine un patrimoine commun où s'entremêlent histoire militaire et histoire locale.
En 1932, les uniformes, les documents et les drapeaux qui ont façonné son histoire sont rassemblés au musée du Souvenir, sous l'impulsion du général MICHELIN.
Au cours de cette décennie, l'école s'est fermement implantée dans la région. Elle bénéficie, désormais, des installations du quartier Coiffé mais elle souffre de l'exiguïté de ses terrains de manœuvres. En 1936, des terrains au nord du Panier Fleuri sont achetés.
A la mobilisation, le 3 septembre 1939, les élèves officiers rejoignent leurs unités, comme leurs aînés de 1914. Seuls les élèves officiers de réserve poursuivent leur instruction. Puis, durant les années sombres, la ville est occupée par l'armée allemande. |
En 1940, un bataillon d'élèves officiers se bat aux côtés des Cadets de Saumur sur la Loire, à la ferme d'Aunis, pour s'opposer à l'avance allemande.
Lors de l'armistice, l'école de Saint-Maixent-l'Ecole est déplacée à Aix-en-Provence, en zone libre. Haut de page |

EMI et des chars de combat |
1945-1951 Les Ecoles de Cadres |

Préparations avant les manoeuvres |
Malgré son existence éphémère, l'Ecole des cadres d'infanterie a le temps de perfectionner les officiers et sous-officiers issus des Forces Françaises de l'Intérieur (F.F.I.) aux nouvelles techniques et à la tactique. Puis, à peine créée, l'Ecole militaire des sous-officiers d'infanterie cède la place à l'Ecole des cadres de Saint-Maixent-l'Ecole.
|
L'Ecole des Cadres de Saint-Maixent-l'Ecole (1946 – 1948)
L'Ecole des cadres de Saint-Maixent-l'Ecole est créée le 10 mars 1946 et son commandement est confié au colonel GAMBIEZ. Chaque année environ 2000 stagiaires de toutes les armes et de tous les grades passent par l'école.
| L'Ecole des Sous-Officiers (1948-1951) |

|
Les bâtiments précédemment occupés par les Allemands ont été rénovés et les installations modernisées. Le terrain d'exercices du Panier Fleuri, que tant de générations d'élèves officiers avaient arpenté, devient un vaste complexe sportif. Au quartier Coiffé, les bâtiments sont surélevés d'un étage pour accueillir les nouveaux élèves-officiers de réserve. Haut de page |
| |
Cours de topographie |
1951-1967 : Ecole d'Application de l'Infanterie |

Cérémonie dans le cloître de
Canclaux en 1963 |
L'Ecole d'Application de l'Infanterie (E.A.I.) de Coëtquidan est transférée à Saint-Maixent-l'Ecole le 1er octobre 1951.
(Fichier pdf 14 Mo)
A leur sortie de Coëtquidan, les sous-lieutenants s'installent au quartier Canclaux pour constituer la division d'application.
La mission de l'E.A.I est de donner une formation de qualité aux jeunes lieutenants et sous-lieutenants, tout en poursuivant l'instruction des élèves sous-officiers. Vingt et une promotions d'élèves sous-officiers de l'infanterie se succèdent de 1950 à 1963. |
|
En 1967, l'Ecole d'Application de l'Infanterie quitte Saint-Maixent-l'Ecole et rejoint sa nouvelle garnison à Montpellier. Haut de page |
|
1963 : Création de l'ENSOA |
 |
Le 1er septembre 1963, l'Ecole Nationale des Sous-Officiers d'Active (ENSOA) est officiellement créée.
C'est une école de la rigueur, de la compétence et de la fraternité d'armes pour les réalités des temps présents et futurs. La première promotion d'élèves sous-officiers est accueillie le 4 novembre 1963 au quartier Coiffé. |
Dernière promotion de l'E.A.I |
|
Ecole à vocation interarmes, elle forme les futurs cadres sous-officiers de l'armée de terre, tant au point de vue militaire et physique que moral et intellectuel. Le chef d'état-major de l'armée de terre de l'époque a donné pour mission de « marquer les sous-officiers d'une empreinte commune ».
A partir de 1984, les élèves sous-officiers féminins reçoivent la même formation que leurs homologues masculins. De 1978 à 1996, l'ENSOA assure l'essentiel de la préparation des sous-officiers au certificat militaire du 2e degré.
Depuis 1996, l'école prépare les sous-officiers au Brevet Supérieur de Technicien de l'Armée de Terre (BSTAT), en assurant pendant un an des cours par correspondance, la correction des copies et la formation générale de perfectionnement au quartier Canclaux durant 15 jours.
|
|
|